Tristane Banon und Dominique Strauss-Kahn halten an ihren Aussagen fest

Tristane Banon et DSK ont maintenu leur version

 

(Quelle LEXPRESS.fr, veröffentlich am 29.09.2011 um 07:22 Uhr, aktualisierte um 13:58 Uhr)

 

L'ancien chef du FMI a été confronté près de deux heures à Tristane Banon, qui l'accuse de tentative de viol, dans les locaux de la police judiciaire parisienne.
Le face à face, très attendu, aura duré un peu plus de deux heures.


Cette confrontation entre Dominique Strauss-Kahn et Tristane Banon, ce jeudi, devait permettre aux policiers de comparer les deux versions d'une soirée de 2003 réunissant l'ancien directeur du FMI avec la romancière et journaliste âgée de 32 ans.


Les deux protagonistes de la désormais "affaire Banon" ont maintenu leur version des faits.
"DSK est resté sur sa position et elle aussi", a déclaré l'avocat de DSK, Me Leclerc.  
Tristane Banon, qui l'accuse de tentative de viol, avait vivement souhaité cette confrontation.
"Je voudrais qu'il soit en face de moi et qu'il me dise droit dans les yeux que ce sont des faits 'imaginaires'.
Je voudrais le voir me dire ça", avait-elle dit jeudi dernier, à la veille de la décision du parquet de Paris de confronter Dominique Strauss-Kahn à son accusatrice.


Lors de son audition, le 12 septembre, par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne, DSK avait concédé avoir fait "des avances" à la jeune femme, selon une source proche de l'enquête.


Dominique Strauss-Kahn, qui a fait savoir par ses avocats qu'il se tenait prêt à cette confrontation, a qualifié les faits dénoncés par Tristane Banon de "scène imaginaire".
Il a d'ailleurs répliqué à son accusatrice par une plainte en dénonciation calomnieuse, dont l'examen devra attendre l'issue des poursuites engagées par l'écrivain.


Cette confrontation est "une procédure assez classique dans la mesure où les deux versions s'opposent", selon une source policière.


"Parfois, l'un des deux craque"


Dans sa confession télévisée sur TF1 le 18 septembre, DSK avait affirmé qu'"aucune violence" n'avait été portée sur Tristane Banon.
"J'ai été entendu comme témoin.
J'ai dit la vérité que dans cette rencontre, il n'y avait eu aucun acte d'agression, aucune violence, je n'en dirai pas plus", avait-il dit.


Que faut-il attendre de cette confrontation où d'ordinaire, les policiers ou le parquet tentent de miser sur un éventuel choc provoqué par la rencontre' "La plupart du temps, les personnes confrontées maintiennent leur version.
Parfois, l'un des deux craque, mais c'est assez rare", raconte une source policière.
DSK et son accusatrice, qui ne seront pas assistés d'un avocat, devraient livrer leur version des faits devant les policiers, qui leur demanderont de s'expliquer sur leurs contradictions.
"Ce sont des instants généralement tendus, qui peuvent donner lieu à des débordements", a précisé cette source.
Tristane Banon a confié samedi lors d'un rassemblement à Paris avoir "évidemment peur" de ce face-à-face.


"Evidemment que je ne vais pas dormir la veille", a-t-elle lancé, se disant toutefois "convaincue que la justice fera son travail".
Sa mère, Anne Mansouret, a dit espérer que sa fille "ne se laissera pas impressionner, qu'elle fera face" à DSK.


Après la confrontation


A l'issue de cette confrontation, les policiers, qui ont entendu une vingtaine de personnes dans ce dossier, dont le socialiste François Hollande, devraient remettre dans les prochains jours leur rapport d'enquête au parquet.
Celui-ci aura trois possibilités: déclarer que les faits sont prescrits, classer sans suite ou bien confier une information judiciaire à un juge d'instruction.


Le parquet n'a aucun délai pour prendre sa décision.


Mais en cas de classement, Tristane Banon a de toute façon prévenu qu'elle poursuivrait son combat judiciaire.
Dans ce cas, elle déposerait une autre plainte en se constituant "partie civile", ce qui entraînerait automatiquement la désignation d'un juge d'instruction.
"L'affaire n'est visiblement pas près de se terminer", a estimé une source proche du dossier.

Der ehemalige Chef des Internationalen Währungsfonds (IWF) wurde rund zwei Stunden lang mit Tristane Banon auf der Pariser  Polizeistation ins Kreuzverhör genommen.
Die heiß erwartete Begegnung hat fast über zwei Stunden gedauert.


Mit dieser Gegenüberstellung zwischen Dominique Strauss-Kahn (DSK) und Tristane Banon möchte die Polizei die zwei Versionen miteinander vergleichen. Im Jahre 2003 traf sich der ehemalige IWF-Chef mit der 32-jährigen Schriftstellerin und Journalistin.


Alle beide beharren jeweils auf ihre Aussagen.
„DSK und sie blieben bei Ihren Aussagen“, gab der Verteidiger von DSK, Leclerc, bekannt.  
Tristane Banon, die Dominique Strauss-Kahn versuchter Vergewaltigung bezichtigt, hat diese Gegenüberstellung unbedingt gewollt.
„Er soll mir gegenüber sagen, dass ich das alles 'erfunden' hätte, und mir dabei in die Augen schauen.“
„Das soll er mir sagen“, sagte sie am vergangenen Donnerstag, ein Tag vor der Entscheidung der Pariser Staatsanwaltschaft, Dominique Strauss-Kahn der Klägerin gegenüberzustellen.


Bei einer Anhörung am 12. September auf der Ermittlungsbehörde Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) gab DSK laut nächster Quelle zu, „Annäherungsversuche“ gegenüber der jungen Frau unternommen zu haben.


Dominique Strauss-Kahn ließ seinen Anwälten wissen, dass er sich für diese Gegenüberstellung bereithalte. Er selbst bezeichnet die Aussagen von Tristane Banon als "reine Erfindung".
Als Antwort auf ihre Anzeige hat er eine Verleumdungsklage eingereicht, die bis zum Ausgang der von der Schriftstellerin angestrengten Verfahrens abwarten muss.


Laut Polizei ist die Gegenüberstellung „in einem solchen Verfahren durchaus üblich“, wenn die Aussagen einander widersprechen.


„Es kommt manchmal vor, dass einer der beiden nachgibt“


In einem im französischen Fernsehen übertragenen Geständnis am 18. September, versicherte DSK, dass er Tristane Banon „keine Gewalt angetan“ worden ist.
„Ich wurde als Zeuge verhört.
Ich habe in dieser Gegenüberstellung die Wahrheit gesagt. Ich habe sie weder vergewaltigt noch bin ich über sie hergefallen“, mehr habe ich dazu nicht zu sagen“, beteuerte er im Fernsehen.


Was kann man von dieser Gegenüberstellung erwarten, wo doch die Polizei oder die Staatsanwaltschaft auf den möglichen Zusammmenstoß setzt, der dadurch ausgelöst werden könnte? „Meistens halten die gegenübergestellten Personen an ihrer Version fest.
Hin und wieder gibt der eine auf, aber das ist selten“, heißt es unter Berufung der Ermittler.
DSK und seine Anklägerin müssen ohne Begleitung des Anwalts vor der Polizei ihre Versionen darlegen und die Widersprüche der Aussagen des anderen erklären.
„Oft verläuft dies unter großer Anspannung“, was den Kessel manchmal 'zum  bersten' bringen kann, heißt es laut eines Ermittlers.


Tristane Banon räumte während eines Treffens in Paris ein, dass sie vor dieser Gegenüberstellung „natürlich Angst" habe.
„Am Vortag konnte ich natürlich kein Auge zu machen“, beklagte sie sich, aber sie sagte sich immer wieder, „die Gerechtigkeit wird alles obsiegen“.
Ihre Mutter, Anne Mansouret, gab Ihrer Hoffnung Ausdruck, dass ihre Tochter „sich von der Gegenüberstellung mit DSK nicht beeindrucken lässt“.


Nach der Gegenüberstellung


In Anschluss dieser Gegenüberstellung muss die Polizei in den nächsten Tagen Ihren Untersuchungsbericht der Staatsanwalt vorlegen. Es wurden zwanzig Personen befragt, darunter der Sozialist François Hollande.
Die Staatsanwaltschaft hat drei Möglichkeiten: Den Fall als verjährt zu erklären, ihn ad acta legen oder ein Ermittlungsverfahren beim Untersuchungsrichter einzureichen.


Der Staatsanwaltschaft ist für die Urteilsverkündung keine Frist vorgeschrieben.

 

Falls es zu einer Verjährung kommt, hat Tristane Banon schon zu Verstehen gegeben, dass sie gerichtlich weiterkämpfen wird.
In diesem Fall wird sie eine andere eine „Zivilklage“ hinzufügen, worauf automatisch die Untersuchungsrichters hinzugezogen wird.
„Die Sache ist also noch längst nicht ausgestanden“, heißt es aus nächster Quelle.