Deutschland hat ein Problem mit Europa

L’Allemagne a un problème avec l’Europe

 

Quelle: 9. Mai 2010 Gazeta Wyborcza Warschau: http://www.presseurop.eu

 

Si la crise grecque est la plus grave que l’Union européenne ait jamais eu à affronter, elle révèle également ce que l’Europe signifie aux yeux de Berlin, rapporte la Gazeta Wyborcza.


Piotr Buras


"Madame Europe s’est transformée en Frau Germania", écrivait début avril l’ancien ministre des Affaires étrangères allemand, Joschka Fischer, laissant entendre qu’Angela Merkel – considérée comme une véritable dirigeante européenne – avait été prise d’une soudaine poussée d’égoïsme national.


En réalité, la chancelière allemande avait de bonnes raisons de ne pas céder à la pression des marchés et de l’opinion publique européenne.


Certes, il aura fallu du temps pour définir les nombreuses conditions assorties au plan de sauvetage de la Grèce et obtenir l’intervention du Fonds monétaire international, mais ces étapes étaient nécessaires.


En fait, le principe d’une aide financière à la Grèce n’a jamais fait débat à Berlin, d'abord parce qu’il s’agit de préserver la stabilité de l’euro mais aussi pour défendre des intérêts nationaux.


Les banques allemandes seraient, en effet, les premières victimes d’une faillite de l’économie grecque, à qui elles ont prêté pour près de 400 milliards d’euros.


Ce seraient alors aux contribuables allemands de régler l’addition.
Si l’Allemagne a un problème avec l’Europe aujourd’hui, ce n’est pas par égoïsme.


Le pessimisme allemand face au défi européen est davantage lié aux évolutions en cours dans l’environnement européen qu’à un renouveau nationaliste post-réunification.


Berlin doit redéfinir sa place au sein de l’UE.
"L’engagement européen de l’Allemagne a toujours été défini par de grands projets : le marché unique, l’élargissement, la monnaie unique, la constitution européenne.


Aujourd’hui, il n’a plus ce genre d’objectif à la fois symbolique et fédérateur", analyse Rainder Steenblock, longtemps spécialiste européen des Verts.


L'intégration, un tremplin pour l'économie allemande
Du point de vue allemand, ces projets avaient beaucoup en commun.
Ils participaient d'abord à la formation d’une Union européenne dans laquelle Berlin reconnaissait son empreinte : le fédéralisme, le principe de subsidiarité, l’aide structurelle, une monnaie européenne inspirée du mark allemand, l’application de règles du jeu similaires à celles du système politique allemand.


Autant d’éléments qui sont devenus cruciaux pour le fonctionnement de l’UE.
L’Allemagne était un exemple à suivre et l’Europe – aussi bien que l’Allemagne – en ressortait gagnante.
Les modalités de la présence européenne dans le monde – la mission d’une puissance civilisatrice et démocratique – s’accordaient également très bien avec la culture politique allemande de méfiance envers toute forme de militarisation ou d’usage de la force.
Toutes ces étapes de l’intégration européenne étaient aussi parfaitement cohérentes non seulement avec la raison d’Etat d’une république fédérale déterminée à afficher, après la guerre, son ancrage avec le bloc occidental mais également avec ses intérêts immédiats.


Le renforcement des liens européens a avant tout servi de tremplin à l’économie allemande.Entre 2000 et 2008, les exportations allemandes au sein de la zone euro sont passées de 19% à 25% du PIB.
La vague d’élargissement à l’Est et la disparition du risque monétaire ont donné un nouveau coup d’accélérateur aux exportations allemandes.


En 2008, le "champion du monde des exportations" affichait un excédent de 200 milliards d’euros.


Le modèle allemand ne fait plus recette en Europe


Pendant des décennies, les modèles allemand et européen se sont parfaitement accordés.

Même si certains projets comme l’euro ou l’élargissement ont suscité une certaine réticence au sein de l’opinion publique, les élites, elles, étaient toujours conscientes que la construction progressive d’une "union toujours plus resserrée" était un élément essentiel à la prospérité et à la sécurité de l’Allemagne.

Ce sentiment a disparu.
Le modèle allemand ne carbure plus au "toujours plus d’Europe".
La crise grecque a montré que l’Europe ne se "germanisait" pas.
Au contraire, les dispositifs qui ont le mieux servi les intérêts allemands – indépendance de la banque centrale, maintien de l’inflation au plus bas, souveraineté de la politique économique – sont en train de rapidement perdre de leur importance.
Pour Berlin, une période essentielle de l’intégration européenne touche à sa fin.


Le modèle allemand ne fait plus recette en Europe.
Si tous les pays devenaient des champions de l’exportation, qui achèterait leurs produits ?


Les stricts critères du pacte de stabilité qui pénalisent le manque de discipline budgétaire – une idée allemande – se sont révélés inefficaces : ils n’ont ni protégé l’Europe de la crise, ni permis une convergence économique de l’UE.


A présent, l’Union se dirige vers une phase où Berlin ne devra plus seulement jouer les leaders mais également revoir entièrement sa façon de penser et d’appliquer sa politique économique.


Berlin idéologiquement sur la défensive

 

L’Allemagne a besoin de stimuler davantage sa demande intérieure, d’augmenter les dépenses pour l’enseignement, la recherche et l’innovation et de renforcer le secteur tertiaire, expliquent les partisans d’un nouveau modèle de croissance pour l’Allemagne.
Dans le classement publié l’année dernière par l'Institut allemand pour la recherche économique (DIW), l’Allemagne ne figurait qu’en neuvième position parmi 17 pays développés et était classée dernière en termes de système d’éducation et de financement de la recherche.
Les politiques taillées sur mesure pour les branches traditionnelles de l’industrie (automobile, chimie, ingénierie) qui profitaient de garanties à l’exportation, de subventions de recherche, d’allègements d’impôts et de la protection du gouvernement, appartiennent à un autre âge.
"L’Allemagne devrait se préparer à dire au revoir à son enfant chéri : la voiture à essence", écrit Uwe Jean Heuser, grand spécialiste économique, dans son livre Was aus Deutschland werden soll ("Ce que l’Allemagne va devenir').
Le futur est ailleurs, dans les technologies de pointe et la main d’œuvre qualifiée.


Le problème de l’Allemagne avec l’Europe ne vient pas d’une quelconque volonté néo-impérialiste mais d’une faiblesse structurelle qui empêche l’Allemagne d’endosser facilement le rôle de leader.
Berlin se retrouve aujourd’hui idéologiquement sur la défensive car il ne sait pas quelle voie choisir.


La concomitance du débat interne sur le futur modèle économique du pays et les grands défis qui se posent dans le même domaine au plan européen, ne facilite pas la tâche aux Allemands.
Paradoxalement, il est possible qu’une Europe moins allemande s’avère bien plus avantageuse pour l’Allemagne.
Reste à savoir au bout de combien de temps les Allemands vont le comprendre.
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Berlin ne cède rien
Critiquée en Europe pour son intransigeance envers la Grèce, Angela Merkel persiste et signe dans un entretien accordé au Corriere della Sera, au Monde et à El País.
"La solidarité et la solidité sont inséparables.
Pour l’Allemagne, cette culture de stabilité ou de solidité n’est pas négociable", rappelle la chancelière allemande, ajoutant que "nous sommes volontiers européens et nous savons ce que nous apporte l’euro.
Mais nous nous sentons renforcés d’avoir négocié durement les points particulièrement importants pour nous."
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Preuve de cette volonté de maintenir la pression sur ses partenaires, le Handelsblatt publie un document confidentiel du ministère des Finances sur la stratégie en vue des prochaines négociations.
Pour réformer le pacte de stabilité, Berlin proposerait "un examen rigoureux et indépendant" des programmes de stabilité des pays de la zone euro, par la BCE ou "un cercle d'instituts de recherche".
Autre proposition :
"Les pays de la zone euro qui ne respectent pas les objectifs de réduction de déficit se verront privés de fonds structurels temporairement", voire définitivement dans un cas extrême.
Les pays violant les règles de l'Union monétaire perdraient leur droit de vote au Conseil européen pour au moins un an.
Berlin envisage même une procédure de mise en faillite qui transformerait un Etat déficitaire en "protectorat de la Commission européenne", ainsi que le décrit le Handelsblatt.
"L'Allemagne se pose maintenant en modèle, ce qui a longtemps manqué", se réjouit le quotidien économique qui parle d’un "tournant".
"Dans l'intérêt de l'Europe, on doit continuer sur ce chemin.
L'Allemagne doit garder le cap.

 

COMMENTAIRES DES LECTEURS

 

Bernard Conte 42 | 20.05.2010 | 08:51
http://www.presseurop.eu/fr/user/39531/comments
L'Allemagne a modelé l'Europe à son avantage.
La crise actuelle, comme toutes les crises graves, donne l'opportunité d'accélérer l'évolution des choses.
C'est dans ce sens qu'il faut interpréter les gesticulations allemandes.
Ce que veut l'Allemagne n'est pas un changement de cap pour l'Europe, mais une fuite en avant vers toujours plus d'ordolibéralisme.
L'ordolibéralisme vise à enchâsser dans le droit, et même dans la Constitution de tous les pays membres de l'UE, les politiques néolibérales (par exemple, interdire tout déficit budgétaire) qui assureront le renforcement de la suprématie de l'Allemagne en Europe.

Während die Griechenlandkrise  sich als die schlimmste Krise der EU herausstellt, bringt sie aber auch zum Vorschein, was Europa für Deutschland bedeutet, stellt die die polnische Tageszeitung Gazeta Wyborcza fest.


Piotr Buras


„Madame Europa ist zu Frau Germania geworden“, schrieb Anfang April der ehemalige Außenminister Joschka Fischer, womit er andeutete, dass Angela Merkel – als wahre Europa-Führerin gehandelt – einen steilen national-egoistischen Kurs eingeschlagen hat.


In Wirklichkeit hatte die deutsche Bundeskanzlerin gute Gründe, dem Druck der Märkte und der öffentlichen europäischen Meinung nachzugeben.


Gewiss, es brauchte Zeit, bis  erst einmal die ganzen Bedingungen für den Rettungsschirm Griechenlands feststanden und der Einsatz des Internationalen Währungsfond (IWF) beschlossen war. Aber das war notwendig.


Im Grunde ging es Deutschland nie um die finanzielle Hilfe für Griechenland. Denn schließlich konnte so der Euro stabilisiert und nationale Interessen verteidigt werden.  


Wären die deutschen Banken nicht die ersten Opfer einer griechischen Pleite? Sie haben immerhin 400 Milliarden Euro dorthin verliehen.
Den Schaden müssten nämlich deutsche Steuerzahler ausbaden.
Wenn Deutschland heute mit Europa ein Problem hat, dann liegt das nicht am Egoismus.


Der deutsche Pessimismus gegenüber den europäischen Problemen hängt eher mit den derzeitigen Veränderungen im Euroraum zusammen als mit einer nationalistischen Renaissance, die Deutschland seit der Wiedervereinigung erfährt.


Deutschland muss seinen Platz in der EU neu definieren.
„Das Engagement Berlins definierte sich bisher immer durch Großprojekte: der gemeinsame Wirtschaftsraum, die Erweiterung, die Einheitswährung, die europäische Verfassung.


Heute sind solche symbol- und föderationsträchtigen Ziele nicht mehr da“, stellt Europaexperte aus der grünen Partei Rainder Steenblock fest.


Integration – Ein Sprungbrett für die deutsche Wirtschaft


Aus der deutschen Sicht hatten diese Großprojekte viel gemeinsam:
Zunächst nahm Deutschland an der Errichtung der europäischen Union teil. Dabei hinterließ es auch seine Spuren, wie etwa der Föderalismus, das Subsidiaritätsprinzip, die strukturelle Hilfe, eine europäische Währung nach Vorbild der D-Mark, Spielregeln analog zu denen im deutschen Politsystem.


Es sind soviel Sachen entscheidend für die Funktionsweise der EU geworden.
Deutschland war ein Vorbild, dem man folgen musste und Europa – genauso wie Deutschland – zogen ihren Nutzen daraus.
Die Grundlagen der europäischen Präsenz in der Welt, nämlich der zivilisierende und demokratisierende Auftrag, stimmte schon mit der deutschen Politkultur  überein, die ja gegenüber jeder Form von Militarisierung und Gewaltanwendung Misstrauen hegt.
Jede dieser integrativen Etappen bildeten nicht nur eine Linie mit der Staatsraison einer Bundesrepublik, der es darum ging, nach dem Krieg seine tiefe Verankerung im Westblock zu demonstrieren, sondern es ging auch um seine direkten Interessen.


Die verstärkten Beziehungen dienten vor allem als Sprungbrett für die deutsche Wirtschaft: Zwischen 2000 und 2008 stiegen die Ausfuhren innerhalb der Eurozone von 19% auf 25% des Bruttoinlandsprodukts.
Die Erweiterungswelle gen Osten und der Wegfall des Währungsrisikos verlieh dem deutschen Export neuen Aufschwung.


2008 wurden die Deutschen Export-Weltmeister, sie verzeichneten einen Überschuss von 200 Milliarden Euro.


Das deutsche Modell läuft in Europa aus


Jahrzehnte liefen das deutsche und europäische Modell im völligen Einklang Hand in Hand.

Projekte wie der Euro oder die Erweiterung stießen bei der deutschen Öffentlichkeit zwar auf gewissen Widerstand, aber die Elite war stets überzeugt, dass die progressive Errichtung einer „immer engeren Union“ für den Wohlstand und Sicherheit Deutschlands unverzichtbar wäre.

Diese Stimmung ist inzwischen verblasst.  
Das deutsche Modell nach 'mehr Europa' funktioniert nicht mehr.
Die Krise in Griechenland hat gezeigt, das sich Europa nicht "germanisieren" lässt.
Ganz im Gegenteil. Die Einrichtungen, die am meisten den deutschen Interessen dienten (Unabhängigkeit der Zentralbank, Beibehaltung der niedrigstmöglichen Inflation, Souveränität der Wirtschaftspolitik, verlieren zusehends an Bedeutung.
Für Berlin ist die grundlegende Zeit der europäischen Integration  an sein Ende angelangt.


Das deutsche Modell läuft in Europa aus.
Was wäre, wenn alle Länder in Europa Exportmeister wären, wer kaufte dann noch ihre Produkte?


Die strengen Kriterien des Stabilitätspaktes, die das Nichteinhalten des Staatshaushalts bestraft – eine deutsche Idee – ließen sich nicht durchsetzen: Diese Kriterien haben weder Europa von der Krise geschützt, noch wuchsen dadurch Mitgliedsstaaten wirtschaftlich enger zusammen.


Nunmehr bewegt sich die EU auf eine Phase zu, wo für Berlin die Führungsrolle allein nicht mehr ausreicht. Nein, Deutschland muss darüber hinaus seine gesamte wirtschaftspolitische Philosophie und Strategie neu definieren.


Berlin auf ideologischer Defensive

 

Deutschland muss seine Binnennachfrage anregen, die Ausgaben für Bildung, Forschung und Innovation erhöhen und den Leistungssektor stärken, erklären die Fürsprecher eines neuen Wachstummodells für Deutschland.
Laut dem Deutschem Institut für Wirtschaftsforschung (DIW) rangierte Deutschland im Jahre 2009 unter den 17  Industrieländern auf den neunten Platz, und leuchtete als Schlusslicht im Bereich Ausbildung und Forschung.
Die Zeit, wo die maßgeschneiderte Politik für traditionelle Industriebranchen (Fahrzeugbau, Chemie, Ingenieurwesen) mit Exportgarantien, Forschungsmitteln, Steuerermäßigungen und Regierungsschutz unter die Arme griffen, ist abgelaufen.
„Deutschland sollte sich langsam von seinem Steckenpferd, das Auto, lossagen“, schrieb der Wirtschaftsexperte, Uwe Jean Heuser, in seinem Buch „Was aus Deutschland werden soll“.
Die Zukunft liegt woanders, in der Hochtechnologie und in der qualifizierten Arbeit.


Das Problem Deutschlands mit Europa rührt nicht von irgendwelchen neo-imperialistischen Bestrebungen, sondern den schwachen Strukturen, die Deutschland daran hindern, effizient die Führung zu übernehmen.  
Deutschland befindet sich jetzt an der Kreuzung der ideologischen Defensive. Es weiß nicht, welchen Weg es jetzt einschlagen soll.


Die Kakafonie bei internen Debatten über das zukünftige Wirtschaftsmodell Deutschlands und die großen Herausforderungen, die sich gleichzeitig im EU-Raum auftun, machen die Aufgaben für die Deutschen nicht leichter.
Paradoxerweise könnte sich ein weniger 'deutsches Europa' für Deutschland als vorteilhafter erweisen.
Bleibt abzuwarten, wann die Deutschen das begreifen.
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Berlin lässt nicht locker
In Europa kritisiert für ihre  kompromisslose Haltung gegenüber Griechenland, bekräftigt Angela Merkel in einem Interview an die internationale Presse (Corriere della Sera, Le Monde, El País):
„Solidarität und Stabilität sind unzertrennbar
Für Deutschland ist diese Kultur der Stabilität oder Solidität nicht verhandelbar“, mahnt die Kanzlerin. „Wir sind überzeugte Europäer und wir wissen, was für Vorteile uns der Euro bringt.
Aber die für uns wichtigen Punkte mussten mit aller Härte verhandelt werden, davon sind wir fest überzeugt.
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Ein Beweis dieser Absicht, den Druck gegenüber seinen EU-Partnern aufrechtzuhalten ist im Handelsblatt zu finden. Ein vertrauliches Dokument aus dem Finanzministerium offenbart die Strategien mit Hinblick auf die nächsten Verhandlungen:
Um den Stabilitätspakt zu reformieren, schlägt Berlin eine „strenge Prüfung“ vor „unabhängig“ von den Stabilitätsprogrammen in den jeweiligen Euro-Ländern. Diese Prüfung soll von der Europäischen Zentralbank (EZB) oder einem „Kreis von Forschungsinstituten“ durchgeführt werden.
Weitere Vorschläge:
"Die Länder aus der Eurozone,  welche die Ziele zur Senkung des Defizit nicht erfüllen, werden die Mittel für die Regionalpolitik von der EU zeitweise ausgesetzt“ oder in Extremfällen gestrichen.
Die Länder, welche gegen die Regeln der Währungsunion verstoßen verlieren bis zu einem Jahr das Stimmrecht im Europarat.
Berlin zieht sogar ein Konkursverfahren in Erwägung, wodurch der Schuldenstaat zu ein „Protektorat der Europäischen Kommission“ ausgeufen werden soll“, so heißt es zumindest im Handelsblatt.
„Deutschland geht nun endlich mit Vorbild voran“, freut sich das Wirtschaftsblatt und spricht von einer „Wende“.
„Es liegt im Interesse Europas, diesen Weg weiterzuverfolgen.
„Deutschland muss den Kurs halten.“

 

KOMMENTARE DER LESER

 

Bernard Conte 42 | 20.05.2010 | 08:51
http://www.presseurop.eu/fr/user/39531/comments


Deutschland hat Europa nach seinen Vorstellungen geformt.
Die aktuelle Krise, wie jede schweren Krisen, ermöglichen die beschleunigte Entwicklung.
Das Gebaren Deutschlands muss von diesem Standpunkt aus betrachtet werden.
Deutschland liegt es nicht an einer Kursänderung für Europa, sondern an einer Flucht nach vorn, hin zu immer mehr Ordoliberalismus (geordnete liberale Marktwirtschaft).
Der Ordoliberalismus zielt darauf ab, die neoliberale Politik in das Recht, ja sogar in die Verfassung der Mitgliedstaaten der EU zu verankern (etwa das Verbot des Haushaltsdefizits). Damit soll die Vormachtstellung Deutschlands in Europa weiter gefestigt werden.

 

 

 

Übersetzung Frank MÖRSCHNER